Le château de Goulaine

Cette ancienne forteresse médiévale , qui marie le tuffeau et l’élégance décorative, est bel et bien un authentique château de la Loire .

Aux portes de Nantes, adossé aux marais, le château de Goulaine peut être considéré comme un des tout premiers châteaux de la Loire. Par l’âge d’abord, puis par sa situation.

La serre à papillons de Robert de Goulaine, où il règne une température de 38°C pour 75% d’humidité, est sa fierté.Il peut vous nommer sans peine les quelques deux cents espèces de « fleurs qui volent » et que l’on peut admirer de novembre à la Toussaint.

Ecrivain , châtelain, vigneron, éleveur de papillons, le marquis de Goulaine est un homme hors du commun. Ce lointain descendant de Gengis Khan ne vit que de passions. De son château, il en connait chaque pierre.

« Selon les époques, il a existé plusieurs sortes de châteaux : les châteaux de défense, de plaisir, de pouvoir  et de nostalgie. Goulaine est un château de plaisir », dit-il goulûment.

Toutes les époques se lisent dans ses pierres, le haut Moyen Age, la Renaissance et le XVIIème siècle, qui l’agrandit de deux ailes. De l’ancienne forteresse médiévale qui se dresse près du pont-levis, il subsiste la tour des Archives. Elle abrite les réunions de la confrérie des Bretvins dont la devise est « Bois le vin, sois bon comme lui ».

Robert de Goulaine a hérité de ses ancêtre la volubilité et le sens des relations publiques. A l’étage de ce château vivant, les salons aux plafonds à caissons sont ornés de dorures et de bas-reliefs réalisés par d’anonymes artistes italiens.

Les couleurs dominantes , le bleu et le rouge, ne doivent rien au hasard. Ce sont celles de la France et de l’Angleterre. Déjà, au XIème siècle, un certain Mathieu de Goulaine, médiateur des deux pays, avait eu le privilège d’unir sur son blason les armes des deux ennemis héréditaires.

Mais Robert de Goulaine aime rappeler que du château et des marais, sans parler des vignes dont il a aujourd’hui abandonné la charge, « ici tout est Goulaine« . Et , qu’au bout de la longue allée ombragée qui conduit jusqu’au château commence la France…

Robert de Goulaine a également recueilli, dans la grange du château, une belle collection d’affiches et de matériel publicitaire de la biscuiterie LU. Sous une superbe charpente, ces objets racontent l’histoire de l’entreprise qui fut longtemps un des emblèmes de la ville de Nantes.

Le marquis aurait-il une âme de conservateur?

« C’est un mot qui commence mal ! » vous répondra-t-il avec son imparable sens de l’humour.

 

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